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FAQ Aide sociale
Questions fréquentes au sujet de l'aide sociale
- Pourquoi la CSIAS en tant qu’association privée peut-elle
établir des normes en matière d’aide sociale?
-
La CSIAS est l’association professionnelle suisse de l’aide
sociale. Elle regroupe l’ensemble des cantons, la principauté du Liechtenstein
et plus de mille villes, communes et oeuvres privées. Elle a été fondée
en 1905.
L’aide sociale en Suisse est dans la compétence des cantons. Jusqu’à présent,
il n’existe pas de loi cadre fédérale sur l’aide sociale. C’est pourquoi,
la CSIAS en tant qu’association professionnelle a une fonction importante
dans la coordination et l’harmonisation de la pratique de l’aide sociale
en Suisse. Depuis sa fondation, la CSIAS revendique l’introduction d’une
loi cadre fédérale.
La CSIAS s’engage en faveur de la lutte contre la pauvreté et du développement
professionnel de l’aide sociale. Ses normes en matière de calcul des prestations
d’aide sociale (normes relatives au concept et au calcul de l’aide sociale),
largement reconnues, définissent le minimum vital social. Elles reposent
sur des expériences pratiques tout en tenant compte des résultats de la
recherche sociale.
La plupart des cantons reprennent les normes dans leurs lois, ordonnances
ou juridiction. La Confédération et les tribunaux se réfèrent également
à ces normes dans sa législation et leur juridiction. Elles contribuent
à la sécurité de droit et à l’égalité de traitement des bénéficiaires de
l’aide sociale en Suisse.
Les normes CSIAS sont un instrument de travail et d’argumentation indispensable
pour les services sociaux et les autorités sociales. Elles tiennent compte
en permanence des évolutions générales et régionales en matière de politique
sociale.
- Qui bénéficie de l’aide sociale?
-
Des personnes de tout âge et dans des situations personnelles
les plus diverses ont besoin d’aide sociale. En Suisse, ce sont largement
plus de 200’000 personnes qui doivent recourir intégralement ou partiellement
à l’aide sociale.
Le nombre de clients est déterminé en premier lieu par la situation économique
et le marché du travail.
60% environ des bénéficiaires de l’aide sociale sont des personnes seules,
22% des familles monoparentales et 14% des familles avec enfants. Aussi
le groupe des « working poor » (familles avec bas salaires) doit recourir
souvent à l’aide sociale.
Les personnes âgées ont rarement besoin d’aide sociale, puisqu’elles sont
mieux protégées contre la pauvreté par les prestations complémentaires plus
généreuses de l’AVS.
Des experts estiment qu’en Suisse jusqu’à 50% des personnes qui auraient
droit à l’aide sociale ne font pas valoir ce droit, car la dépendance de
l’aide sociale est considérée comme stigmatisant à beaucoup d’endroits.
- Quel est le coût de l’aide sociale?
-
Dans l’ensemble de la Suisse, quelque 3 milliards de francs
sont versés à plus de 200'000 bénéficiaires à titre d’aide sociale, ce qui
correspond à environ 3% des dépenses sociales globales. Ainsi, l’aide sociale
est nettement moins coûteuse que par exemple l’assurance invalidité ou l’assurance
chômage.
- Qui finance l’aide sociale?
-
L’aide sociale est financée par des moyens fiscaux publics,
et non pas par des pour cents pris sur les salaires comme les assurances
sociales. Les cantons et/ou les communes en assument les coûts. La Confédération
participe uniquement à l’assistance des requérants d’asile.
Les dépenses de l’aide sociale augmentent régulièrement en période de
morosité économique et de baisse des recettes fiscales. Ceci renforce la
pression politique exercée à l’encontre de l’aide sociale.
Les problèmes sociaux toujours plus complexes et la progression du nombre
de cas accentuent la pression aux économies exercée à l’encontre de l’aide
sociale. Les ressources humaines ne sont guère augmentées, ce qui accroît
considérablement la charge de travail des services sociaux.
Des restrictions d’accès aux assurances sociales (assurances invalidité
et chômage notamment) conduisent à une augmentation du nombre de cas dans
l’aide sociale et par conséquent à un transfert de coûts.
- Comment les normes de la CSIAS sont-elles définies?
-
Les montants du forfait pour l’entretien sont déterminés
par un ‚panier de marchandises’ statistiquement et scientifiquement reconnu,
c’est-à-dire les coûts réels de certains biens nécessaires à l’entretien.
Ces coûts sont basés sur la statistique nationale des revenus et de la consommation
de l’Office fédéral de la statistique.
Le calcul des besoins de base s’appuie sur le comportement de consommation
des 10% de la population aux revenus les plus faibles. C’est le résultat
d’une étude scientifique.
Les normes sont définies par le Comité de la CSIAS qui regroupe l’ensemble
des cantons, la Principauté du Liechtenstein, différents offices fédéraux,
des villes, des communes ainsi que des institutions privées.
- Quelle est la proportion des étrangers et étrangères
dans l’aide sociale?
-
Les ressortissantes et ressortissants étrangers sont représentés
dans l’aide sociale avec une proportion de 44%. Avec 6%, ils présentent
un taux d’aide sociale nettement plus élevé que les Suissesses et les Suisses
(3%).
Les personnes d’origine étrangère – ainsi que leurs enfants – ont souvent
un niveau de formation plus bas que les Suissesses et les Suisses. La qualification
professionnelle est un facteur de risque important pour l’aide sociale.
Plus de 45% des bénéficiaires de l’aide sociale n’ont pas de formation professionnelle.
Pour la population dans son ensemble, cette proportion est de 23%.
- Comment le soutien des familles est-il calculé?
-
L’aide sociale a pour mission d’empêcher la pauvreté et
d’assurer le minimum vital. Ses prestations sont dès lors axées sur les
besoins. Ceux-ci sont plus élevés pour une famille à plusieurs personnes
que pour un individu. Ils peuvent dépasser le montant d’un salaire modeste.
Les dépenses des 10% des ménages aux revenus les plus faibles en Suisse
servent de référence pour calculer les besoins des familles.
Afin de tenir compte des besoins d’une famille, on multiplie le montant
pour l’entretien d’une seule personne par un facteur donné qui tient compte
du nombre de personnes vivant dans un ménage.
- Le bénéficiaire d’aide sociale a-t-il intérêt à travailler?
-
Les normes de la CSIAS définissent des incitations claires
à exercer une activité rémunérée et à élargir une activité rémunérée existante.
Elles introduisent des franchises sur le revenu pour les bénéficiaires (working
poor). Conformément au principe que le travail doit en valoir la peine,
on renonce à déduire du soutien chaque franc gagné par le bénéficiaire.
Les nouvelles normes donnent aux cantons la possibilité de fixer des franchises
sur le revenu dans une fourchette allant de 400 à 700 francs – selon le
taux d’activité ou selon le montant du revenu.
Les prestations de l’aide sociale sont nettement inférieures aux salaires
minimaux pour autant que ceux-ci soient fixés juridiquement. Par ailleurs,
ce sont précisément les familles qui souvent n’arrivent à assurer leur existence
par leurs propres moyens qu’à condition que deux personnes exercent une
activité rémunérée. La comparaison entre un seul salaire bas et les besoins
d’une famille, qui peuvent dépasser celui-ci, est dès lors trompeuse.
Dans certaines catégories de revenus – selon la législation fiscale cantonale
– il est possible que certains ménages de bénéficiaires de l’aide sociale
disposent de moyens financiers plus élevés que des personnes avec un salaire
comparable. Toutefois, ceci n’est pas uniquement dû à l’aide sociale, mais
avant tout au système fiscal cantonal et aux subsides pour les primes d’assurance
maladie, réglementés au niveau cantonal.
- Que fait l’aide sociale en faveur des jeunes sans formation?
-
Les adolescents et les jeunes adultes ont particulièrement
besoin d’être encadrés et assistés. Les services sociaux devraient leur
consacrer le temps nécessaire et disposer de ressources humaines en conséquence.
La CSIAS a élaboré des recommandations spéciales pour les jeunes adultes.
L’objectif prioritaire est leur formation et insertion professionnelles.
Les maîtres mots sont encouragement et exigence. C’est pourquoi l’allocation
de prestations financières doit tenir compte des conditions de vie particulières
et des besoins de formation des jeunes.
La CSIAS propose un droit de formation et une formation obligatoire jusqu’à
l’âge de 18 ans.
- Quel est l’effet des mesures favorisant l’insertion
sociale et l’intégration professionnelle?
-
Pour la plupart des gens, le travail rémunéré est la base
de leur vie matérielle. En outre, il leur assure la reconnaissance et soutient
leur intégration dans la société. Dès lors, l’aide sociale a pour premier
objectif d’aider les personnes dans le besoin à trouver une activité professionnelle.
L’aide sociale, tout comme les autres systèmes de la sécurité sociale,
favorise l’insertion professionnelle. Le manque de places de travail, notamment
pour les personnes peu qualifiées, mais également leurs capacités souvent
très réduites, excluent aujourd’hui de nombreuses personnes du marché du
travail.
En l’absence de places de travail disponibles, l’aide sociale a pour mission
de conserver au moins la capacité de travail, c’est-à-dire les chances de
trouver ultérieurement une activité rémunérée. A cet égard, les places de
travail proposées par ce que l’on appelle le marché complémentaire du travail
(programmes d’occupation, entreprises sociales, etc.) jouent un rôle important.
De nombreux bénéficiaires de l’aide sociale n’ont pratiquement pas de
chance de pouvoir être insérés dans le processus de travail. Les mesures
destinées à favoriser l’intégration sociale leur permettent de vivre dans
des structures clairement ordonnées et les aident à maîtriser mieux leurs
difficultés multiples. Ceci est également bénéfique pour leur santé et leur
bien-être psychique.
Ainsi, les mesures favorisant l’insertion professionnelle et l’intégration
sociale sont un investissement important contribuant à terme à diminuer
les coûts sociaux. Les autorités compétentes pour l’aide sociale ont le
devoir de prendre de telles mesures et d’assurer des offres en la matière.
Les bénéficiaires de l’aide sociale sont tenus à leur tour de participer
à de telles mesures. Dans le sens d’une incitation, les efforts d’insertion
et d’intégration sont récompensés par un supplément d’intégration allant
de 100 à 300 francs par mois.
Des mesures d’intégration professionnelle ne peuvent avoir d’effets que
dans la mesure où l’économie met à disposition des places de travail en
nombre suffisant et pas trop exigeants. Dans ce contexte, l’économie a autant
de responsabilités que l’aide sociale.
- Quelles sont les obligations des bénéficiaires de l’aide
sociale?
-
En vertu de la législation cantonale, les bénéficiaires
de l’aide sociale doivent faire tout leur possible pour soulager ou surmonter
leur situation de détresse. Dans l’esprit du principe de la contre-prestation,
on leur demande de fournir une contribution active à leur insertion professionnelle
et à leur intégration sociale.
Les personnes demandant de l’aide sociale ont l’obligation de fournir
des renseignements conformes à la vérité sur leurs conditions personnelles
en matière de revenu, de fortune et de famille. En cas d’informations contraires
à la vérité ou passées sous silence, il est possible de réduire, voire de
supprimer le soutien.
Les personnes demandant de l’aide doivent collaborer activement à l’évaluation
de leur situation et signaler immédiatement tout changement intervenu dans
leurs conditions personnelles et financières, pour autant que celui-ci concerne
l’aide sociale.
La plupart des cantons connaissent une obligation de remboursement des
prestations d’aide sociale. Cette obligation devient effective en cas d’entrée
en possession d’une fortune relativement importante (héritage, gains de
loterie), en cas de retour à des conditions financières aisées, mais également
en cas d’obtention illégale de prestations.
- Quelles sont les obligations de la famille de la personne
soutenue?
-
En vertu du Code civil suisse (CCS), les membres de la famille
en ligne ascendante et descendante (enfants – parents – grands-parents)
ont l’obligation de se soutenir mutuellement. Cette obligation ne devient
toutefois effective que lorsque les membres de la famille vivent dans des
conditions financières aisées. Dès lors, il est possible de recourir aux
parents d’un jeune adulte soutenu par l’aide sociale pour financer au moins
une partie des prestations d’aide sociale.
- Quels sont les composants des prestations d’aide sociale?
-
Les prestations d’aide sociale sont composées du forfait
pour l’entretien (nourriture, vêtements, déplacements, entretien courant
du ménage), des coûts de logement, de l’assurance médicale de base et, dans
certains cas, de prestations circonstancielles. S’y ajoutent, en fonction
de la situation, des prestations à caractère incitatif telles que les franchises
sur le revenu ou les suppléments d’intégration.
Le forfait pour l’entretien est de 960 francs par mois pour une personne
seule et il est extrapolé à l’aide d’un multiplicateur (échelle d’équivalence)
en fonction du nombre de personnes soutenues composant le ménage.
En matière de coûts de logement, l’autorité sociale locale compétente
définit les limites supérieures en fonction de la taille du ménage.
L’assurance médicale de base comprend les primes de l’assurance de base
obligatoire y compris les participations et les franchises. Les organes
compétents édictent des dispositions concernant le montant maximal des primes
à prendre en charge.
Les prestations circonstancielles ne sont versées que si cela est justifié
par des conditions de santé, économiques et familières particulières. Elles
comprennent les frais spéciaux dus à la maladie et au handicap, les frais
d’acquisition de revenu (pour les personnes exerçant une activité lucrative
et celles participant à des mesures d’intégration), la garde extra-familiale
des enfants (pour les personnes exerçant une activité lucrative) et les
frais liés à la scolarité, aux cours ou à la formation, à moins que ceux-ci
soient inclus dans le forfait pour l’entretien ou couverts par des bourses.
Les bénéficiaires de l’aide sociale exerçant une activité lucrative se
voient accorder à titre d’incitation une franchise sur le revenu, afin qu’elles
aient un avantage par rapport aux bénéficiaires de l’aide sociale qui n’exercent
pas d’activité lucrative. Ceci vaut également pour les personnes participant
à des mesures d’insertion professionnelle ou d’intégration sociale, qui
bénéficient d’un supplément d’intégration. Les personnes qui refusent de
coopérer ou de participer à une mesure correspondante ne reçoivent pas de
supplément et risquent même une réduction de l’aide sociale.
- L’aide sociale prend-elle en charge des voitures?
-
En principe l’aide sociale refuse de prendre en charge les
voitures ou les coûts liés à l’entretien de celles-ci.
Dans la pratique, une voiture neuve est considérée comme fortune réalisable.
Si le montant de fortune laissé à la libre disposition selon les normes
CSIAS est largement dépassé, il faut procéder à une vente ou refuser d’entrer
en matière de la demande de soutien pour absence de besoin.
Lorsqu’une personne soutenue exerce une activité professionnelle et qu’elle
ne peut raisonnablement atteindre son lieu de travail par les transports
publics, les coûts de l’utilisation d’un véhicule motorisé privé sont pris
en compte dans le budget d’aide sociale à titre de frais d’acquisition de
revenu.
- L’aide sociale prend-elle en charge les assurances complémentaires
des caisses maladie?
-
L’aide sociale assure les soins médicaux de base des personnes
concernées. En font partie la prise en charge de l’assurance de base obligatoire
ainsi que des participations et des franchises. Ces frais ne sont pas compris
dans le forfait pour l’entretien.
Dans des cas exceptionnels dûment motivés, les cotisations pour des assurances
complémentaires peuvent également être prises en compte. Cette partie des
primes est alors considérée comme prestation circonstancielle. Dans la pratique,
des assurances complémentaires sont rarement prises en charge par l’aide
sociale.
- L’aide sociale prend-elle en charge les vacances?
-
Les séjours de repos peuvent être accordés aux personnes
exerçant une activité lucrative et soutenues durablement en complément de
leur revenu. Le financement de ces séjours ne se fait pas par les moyens
de l’aide sociale, mais par des contributions de fonds ou des fondations
sollicitées au préalable.
Les personnes élevant seules leur(s) enfant(s) soutenues durablement par
l’aide sociale peuvent également bénéficier d’un séjour de repos modeste.
- Les prestations d’aide sociales sont-elles versées à
l’étranger?
-
Les personnes vivant à l’étranger n’ont pas droit à l’aide
sociale, puisque les prestations de l’aide sociale sont liées à un domicile
fixe en Suisse. Celui-ci est vérifié par l’organisme d’aide sociale auprès
du contrôle de l’habitant.
Le droit à l’aide sociale est contrôlé en permanence, puisque l’aide sociale
ne peut être accordée qu’en cas de détresse financière. Ainsi, l’aide sociale
ne verse pas de rentes comme le font par exemple l’AI ou l’AVS.
- Que fait l’aide sociale contre les abus?
-
L’aide sociale lutte activement contre les abus. A l’aide
de procurations, elle se renseigne auprès de banques, d’employeurs et d’autres
instances sur la situation financière. Elle vérifie les données fiscales.
Le taux d’abus est sensiblement inférieur au taux d’abus dans la branche
des assurances et probablement aussi à celui des déclarations des impôts.
Le plus souvent, les abus se pratiquent sous forme de travail au noir ou
en ne déclarant pas les situations d’habitation réelles.
A plusieurs endroits, dans l’aide sociale, des fonctions spécifiques de
contrôle ont été crées, qui sont censées empêcher ou de découvrir des cas
d’abus. Lorsque des abus sont constatés, l’autorité compétente dépose plainte
pénale.
En cas de coopération manquante, les prestations peuvent être réduites
de 15%, pour la durée de douze mois au maximum. La réduction peut être reconduite
à condition que les conditions restent réunies.
Une suppression totale des prestations de soutien n’est admissible que
dans des cas exceptionnels, par exemple quand une personne assistée alors
qu’elle est consciente des conséquences de ses actes, refuse de manière
expresse et répétée un travail acceptable et concrètement proposé.
Le Tribunal fédéral et les tribunaux cantonaux ont tranché à plusieurs
reprises sur des questions de réduction et de suppression des prestations.
Ils fixent un cadre contraignant à l’aide sociale.
- Les prestations d’aide sociale sont-elles trop généreuses?
-
Ce n’est pas le cas. Le minimum vital de la CSIAS se situe
dans le même ordre de grandeur que le minimum vital selon le droit des poursuites.
Il est nettement inférieur à celui en vigueur pour les prestations complémentaires
de l’AVS/AI.
Contrairement à la plupart des prestations publiques liées aux besoins,
les prestations de l’aide sociale ont diminué en termes réels au cours de
ces 15 dernières années.
En comparaison internationale, l’aide sociale en Suisse est plutôt élevée
en terme de montants, mais les autres pays connaissent davantage de prestations
liées aux besoins et d’allègements financiers dont les premiers bénéficiaires
sont les familles. De plus, l’accès aux prestations médicales de base est
gratuit dans différents pays.
FAQ au sujet de l'aide sociale (304KB)
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